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Disparition de Lovinsky Pierre Antoine ;une affaire d’Etat ?
This article is about Lovinsky's desapearing
Disparition de Lovinsky Pierre Antoine ;une affaire d’Etat ?
Il y a bientôt un an et demi depuis que le coordonnateur de la Fondation 30 Septembre, Lovinsky Pierre Antoine est officiellement porté disparu. Jusqu’ici, ni la police, ni la justice n’a fourni aucune information autour de cette disparition. Selon toute vraisemblance, aucune enquête n’a été diligentée pour faire le jour sur cette affaire. Et, à ce niveau, personne ne semble se sentir concerné par la disparition de Lovinsky Pierre Antoine. C’est exactement ce qui s’est passé dans de nombreux autres cas de disparition.
Dans un premier temps, la disparition de Lovinsky a été présentée comme un simple cas d’enlèvement classique. On a cru que cette disparition s’inscrivait dans le cadre de l’insécurité généralisée qui affectait toutes les couches de la société à l’époque. Si c’était le cas, la police pourrait tenter quelque chose pour le libérer. De même, sa famille pourrait négocier sa libération en échange d’une rançon. Hélas ! On a eu tort de penser que tout aurait pu se passer de la façon qu’on le souhaite. Les dix-sept mois qui se sont écoulés et l’inaction des structures étatiques chargées d’assurer la sécurité des citoyens ont prouvé le contraire et ont donné raison finalement à ceux qui commettent impunément des crimes politiquement motivés ; car ils jouissent de l’impunité contre laquelle Lovinsky se battait. Rien ne peut expliquer, ni justifier que Lovinsky Pierre Antoine soit encore aux mains de ses “prétendus ravisseurs” dix-sept mois après son « enlèvement ».
Où est passé Lovinsky Pierre Antoine?
Il s’agit avant tout de mettre les autorités face à leurs responsabilités. Et cette question s’adresse avant tout aux tenants du pouvoir dans le pays. Ceux qui font et défont aux timons de l’Etat et qui sont la justement d’apporter des solutions aux revendications fondamentales du peuple haïtien, notamment en matière de justice et du respect des droits humains. Ils sont les seuls chargés officiellement et constitutionnellement de faire la lumière sur de tel cas. Ils ont tous les leviers de commandent. Or aussi paradoxale que cela puisse paraître, rien n’indique que les autorités aient entrepris aucune démarche pour dire au pays ce qui est arrivé à ce citoyen comme à beaucoup d’autres.
Il est difficile de tirer des conclusions dans cette affaire que la justice et la police haïtienne, n’ont toujours pas élucidé. Mais tout porte à croire, que le coordonnateur de la fondation 30 Septembre ne serait plus en vie. L’inaction des autorités policières et judiciaires en est un témoignage éloquent. Il n’y a eu aucune communication entre les ravisseurs et les proches de Lovinsky. Autres choses, il n’existe en Haïti aucun groupe spécialisé dans les rapts qui a déjà gardé un otage pour une durée aussi longue. Nous ne sommes pas en Colombie où des gens sont kidnappés par les Forces Armées révolutionnaires de la Colombie (FARCs) depuis 5, 7, 10 ans ou plus. Même dans ces cas, il y a toujours des signes de vie. Les ravisseurs utilisent toujours des indices prouvant que l’otage est bien vie en vue de négocier ce qu’ils réclament. En Haïti, en général, quand une personne est kidnappée, le temps qu’elle passe entre les mains de ses ravisseurs ne va au-delà de deux à trois semaines. Le plus souvent, les parents de la personne négocient sa libération directement en échange d’une rançon avec les kidnappeurs. La police, quant à elle, ne libère un otage que rarement. L’affaire Lovinsky est un cas inédit qui exige des autorités en place des explications. Il n’y a pas cette tradition en Haïti pour que des preneurs d’otages tiennent leurs victimes aussi longtemps en captivité.
Qui profite de ces crimes?
Au cours de ces vingt (20) dernières années, de nombreux citoyens, du citoyen ordinaire au plus connu, ont été enlevés ou assassinés sans que lumière soit faite sur leurs cas. C’est le cas du journaliste Ezéchiel Abellard, de Charlot Jacquelin, du directeur de radio Galaxie Félix Lamy, du militant politique Féfé Bien-Aimé, de l’ancien colonel Jean Lamy, de Mireille Durocher Bertin, du jeune journaliste Abdias Jean, et la liste est encore longue. Leurs familles, leurs amis sont toujours dans l’attente d’une explication de la part des autorités constituées. Malheureusement, cette explication tarde encore à venir. Peut-être qu’elle ne viendra jamais, d’autant que tous ces dossiers sont classés aux oubliettes.
Dans le cas de Lovinsky Pierre Antoine, s’il est encore en vie pourquoi ses ravisseurs ne se manifestent toujours pas et ne revendiquent pas cet enlèvement? Pour quoi n’ont-ils pas précisé le mobile de leur acte? Si Lovinsky ne serait plus en vie, comme il semble être bien le cas, où est son corps? N’aurait-il pas droit à des funérailles digne d’un être humain auxquelles ses proches pourraient assister pour lui rendre un dernier hommage? Quel crime avait-il commis pour mériter un tel traitement inhumain?
Il revient aux autorités haïtiennes de répondre à ces interrogations qui sont celles de centaines de milliers de familles qui pleurent encore la disparition d’un fils, d’un père, d’une mère, d’un frère ou d’une soeur etc.
L’impunité prime le droit
Il y a aujourd’hui des familles qui ont encore les larmes aux yeux. Ils sont inconsolables après avoir perdu un fils, une fille, un proche quelconque dans des conditions toujours non élucidées. Le pire, c’est l’impunité dont jouissent les assassins qui courent les rues sans s’inquiéter. Les criminels sont mieux protégés que quiconque en Haïti. Souvent, ils disposent de gros moyens financiers, ont des amitiés au plus haut niveau de l’Etat et contrôlent les médias. En fait, ils ont de gros soutiens qui leur permettent d’échapper à une justice malade jusqu’aux os. Comment peut-on construire un Etat de droit dans un pays où les hors la loi ne sont traqués en permanence? L’impunité est l’ennemie publique #1 de la démocratie. On ne pourra construire un Etat de droit sans une justice qui réprime les crimes. Alors que les criminels gagnent du terrain, les secteurs mafieux qui endeuillent les familles haïtiennes, les autorités continuent d’avouer lamentablement leur impuissance. Elles se complaisent et à dénoncer les menées des malfrats comme n’importe quel simple citoyen. Elles se moquent de la population qui, pourtant à tout fait pour les mettre à la tête de l’Etat. Les assassins ont toute la latitude pour opérer jour et nuit dans le pays, on dirait qu’ils ont reçu carte blanche pour endeuiller la population. Cependant les centres cancéreux regorgent de personnes placées en détention préventive prolongée sous des accusations fantaisistes. Il y en a qui sont là depuis quatre (4) ou cinq (5) ans pour des raisons politiques sans être entendu par un juge. Souvent, ces personnes sont arrêtées massivement dans le cadre d’opérations menées par la PNH. Elles sont arrêtées alors qu’aucune charge n’est retenue contre elles. Mais elles croupissent en prison pour des crimes qu’elles n’ont pas commis.
Les crimes perpétrés dans le pays pourront-ils rester définitivement impunis? Qu’on ne nous fasse pas croire qu’il est politiquement correct que les “enquêtes” ouvertes sur l’assassinat du sénateur, Yvon Toussaint, de Mireille Durocher Bertin, de Pasteur Leroy, du député Doudou feuillé, du colonel Jean Lamy, du prêtre Jean-Marie Vincent, du journaliste Jean Dominique, de François Latour, du père Jean Pierre louis, des étudiants, des militants politiques (toutes tendances confondues) des hommes et femmes d’affaires, des syndicalistes, des paysans, de la jeune Natacha Dessources, le jeune kareem Xavier Gaspard et plus près de nous l’homme de loi, Me Eric Dubosse etc. se poursuivent indéfiniment . Il est pourtant moralement acceptable que les haïtiens réclament justice en faveur de toutes ces victimes qui se comptent par centaine de milliers. Personne ne devrait se faire complice du règne de l’impunité instauré dans le pays. La prochaine victime pourra être n’importe qui, sans considération de statut social ou d’appartenance politique, religieuse ou culturelle. On ne doit non plus pas accepter comme un fait accompli chaque crime commis dans le pays pour ne pas réagir. Sinon, les bandits qui profitent de la complaisance de la justice et de la police finiront par rendre notre vie, celle de notre famille et de tous ceux que nous aimons plus difficile. Il y va donc de l’avenir de toute une nation.
Quant à l’affaire Lovinsky, tout semble indiquer qu’un consensus a été trouvé entre les plus hautes autorités de l’Etat pour qu’aucune enquête sérieuse ne soit diligentée et aboutie. S’agit-il d’une affaire d’Etat?
Francklyn Bien Aimé Geffrard
Il y a bientôt un an et demi depuis que le coordonnateur de la Fondation 30 Septembre, Lovinsky Pierre Antoine est officiellement porté disparu. Jusqu’ici, ni la police, ni la justice n’a fourni aucune information autour de cette disparition. Selon toute vraisemblance, aucune enquête n’a été diligentée pour faire le jour sur cette affaire. Et, à ce niveau, personne ne semble se sentir concerné par la disparition de Lovinsky Pierre Antoine. C’est exactement ce qui s’est passé dans de nombreux autres cas de disparition.
Dans un premier temps, la disparition de Lovinsky a été présentée comme un simple cas d’enlèvement classique. On a cru que cette disparition s’inscrivait dans le cadre de l’insécurité généralisée qui affectait toutes les couches de la société à l’époque. Si c’était le cas, la police pourrait tenter quelque chose pour le libérer. De même, sa famille pourrait négocier sa libération en échange d’une rançon. Hélas ! On a eu tort de penser que tout aurait pu se passer de la façon qu’on le souhaite. Les dix-sept mois qui se sont écoulés et l’inaction des structures étatiques chargées d’assurer la sécurité des citoyens ont prouvé le contraire et ont donné raison finalement à ceux qui commettent impunément des crimes politiquement motivés ; car ils jouissent de l’impunité contre laquelle Lovinsky se battait. Rien ne peut expliquer, ni justifier que Lovinsky Pierre Antoine soit encore aux mains de ses “prétendus ravisseurs” dix-sept mois après son « enlèvement ».
Où est passé Lovinsky Pierre Antoine?
Il s’agit avant tout de mettre les autorités face à leurs responsabilités. Et cette question s’adresse avant tout aux tenants du pouvoir dans le pays. Ceux qui font et défont aux timons de l’Etat et qui sont la justement d’apporter des solutions aux revendications fondamentales du peuple haïtien, notamment en matière de justice et du respect des droits humains. Ils sont les seuls chargés officiellement et constitutionnellement de faire la lumière sur de tel cas. Ils ont tous les leviers de commandent. Or aussi paradoxale que cela puisse paraître, rien n’indique que les autorités aient entrepris aucune démarche pour dire au pays ce qui est arrivé à ce citoyen comme à beaucoup d’autres.
Il est difficile de tirer des conclusions dans cette affaire que la justice et la police haïtienne, n’ont toujours pas élucidé. Mais tout porte à croire, que le coordonnateur de la fondation 30 Septembre ne serait plus en vie. L’inaction des autorités policières et judiciaires en est un témoignage éloquent. Il n’y a eu aucune communication entre les ravisseurs et les proches de Lovinsky. Autres choses, il n’existe en Haïti aucun groupe spécialisé dans les rapts qui a déjà gardé un otage pour une durée aussi longue. Nous ne sommes pas en Colombie où des gens sont kidnappés par les Forces Armées révolutionnaires de la Colombie (FARCs) depuis 5, 7, 10 ans ou plus. Même dans ces cas, il y a toujours des signes de vie. Les ravisseurs utilisent toujours des indices prouvant que l’otage est bien vie en vue de négocier ce qu’ils réclament. En Haïti, en général, quand une personne est kidnappée, le temps qu’elle passe entre les mains de ses ravisseurs ne va au-delà de deux à trois semaines. Le plus souvent, les parents de la personne négocient sa libération directement en échange d’une rançon avec les kidnappeurs. La police, quant à elle, ne libère un otage que rarement. L’affaire Lovinsky est un cas inédit qui exige des autorités en place des explications. Il n’y a pas cette tradition en Haïti pour que des preneurs d’otages tiennent leurs victimes aussi longtemps en captivité.
Qui profite de ces crimes?
Au cours de ces vingt (20) dernières années, de nombreux citoyens, du citoyen ordinaire au plus connu, ont été enlevés ou assassinés sans que lumière soit faite sur leurs cas. C’est le cas du journaliste Ezéchiel Abellard, de Charlot Jacquelin, du directeur de radio Galaxie Félix Lamy, du militant politique Féfé Bien-Aimé, de l’ancien colonel Jean Lamy, de Mireille Durocher Bertin, du jeune journaliste Abdias Jean, et la liste est encore longue. Leurs familles, leurs amis sont toujours dans l’attente d’une explication de la part des autorités constituées. Malheureusement, cette explication tarde encore à venir. Peut-être qu’elle ne viendra jamais, d’autant que tous ces dossiers sont classés aux oubliettes.
Dans le cas de Lovinsky Pierre Antoine, s’il est encore en vie pourquoi ses ravisseurs ne se manifestent toujours pas et ne revendiquent pas cet enlèvement? Pour quoi n’ont-ils pas précisé le mobile de leur acte? Si Lovinsky ne serait plus en vie, comme il semble être bien le cas, où est son corps? N’aurait-il pas droit à des funérailles digne d’un être humain auxquelles ses proches pourraient assister pour lui rendre un dernier hommage? Quel crime avait-il commis pour mériter un tel traitement inhumain?
Il revient aux autorités haïtiennes de répondre à ces interrogations qui sont celles de centaines de milliers de familles qui pleurent encore la disparition d’un fils, d’un père, d’une mère, d’un frère ou d’une soeur etc.
L’impunité prime le droit
Il y a aujourd’hui des familles qui ont encore les larmes aux yeux. Ils sont inconsolables après avoir perdu un fils, une fille, un proche quelconque dans des conditions toujours non élucidées. Le pire, c’est l’impunité dont jouissent les assassins qui courent les rues sans s’inquiéter. Les criminels sont mieux protégés que quiconque en Haïti. Souvent, ils disposent de gros moyens financiers, ont des amitiés au plus haut niveau de l’Etat et contrôlent les médias. En fait, ils ont de gros soutiens qui leur permettent d’échapper à une justice malade jusqu’aux os. Comment peut-on construire un Etat de droit dans un pays où les hors la loi ne sont traqués en permanence? L’impunité est l’ennemie publique #1 de la démocratie. On ne pourra construire un Etat de droit sans une justice qui réprime les crimes. Alors que les criminels gagnent du terrain, les secteurs mafieux qui endeuillent les familles haïtiennes, les autorités continuent d’avouer lamentablement leur impuissance. Elles se complaisent et à dénoncer les menées des malfrats comme n’importe quel simple citoyen. Elles se moquent de la population qui, pourtant à tout fait pour les mettre à la tête de l’Etat. Les assassins ont toute la latitude pour opérer jour et nuit dans le pays, on dirait qu’ils ont reçu carte blanche pour endeuiller la population. Cependant les centres cancéreux regorgent de personnes placées en détention préventive prolongée sous des accusations fantaisistes. Il y en a qui sont là depuis quatre (4) ou cinq (5) ans pour des raisons politiques sans être entendu par un juge. Souvent, ces personnes sont arrêtées massivement dans le cadre d’opérations menées par la PNH. Elles sont arrêtées alors qu’aucune charge n’est retenue contre elles. Mais elles croupissent en prison pour des crimes qu’elles n’ont pas commis.
Les crimes perpétrés dans le pays pourront-ils rester définitivement impunis? Qu’on ne nous fasse pas croire qu’il est politiquement correct que les “enquêtes” ouvertes sur l’assassinat du sénateur, Yvon Toussaint, de Mireille Durocher Bertin, de Pasteur Leroy, du député Doudou feuillé, du colonel Jean Lamy, du prêtre Jean-Marie Vincent, du journaliste Jean Dominique, de François Latour, du père Jean Pierre louis, des étudiants, des militants politiques (toutes tendances confondues) des hommes et femmes d’affaires, des syndicalistes, des paysans, de la jeune Natacha Dessources, le jeune kareem Xavier Gaspard et plus près de nous l’homme de loi, Me Eric Dubosse etc. se poursuivent indéfiniment . Il est pourtant moralement acceptable que les haïtiens réclament justice en faveur de toutes ces victimes qui se comptent par centaine de milliers. Personne ne devrait se faire complice du règne de l’impunité instauré dans le pays. La prochaine victime pourra être n’importe qui, sans considération de statut social ou d’appartenance politique, religieuse ou culturelle. On ne doit non plus pas accepter comme un fait accompli chaque crime commis dans le pays pour ne pas réagir. Sinon, les bandits qui profitent de la complaisance de la justice et de la police finiront par rendre notre vie, celle de notre famille et de tous ceux que nous aimons plus difficile. Il y va donc de l’avenir de toute une nation.
Quant à l’affaire Lovinsky, tout semble indiquer qu’un consensus a été trouvé entre les plus hautes autorités de l’Etat pour qu’aucune enquête sérieuse ne soit diligentée et aboutie. S’agit-il d’une affaire d’Etat?
Francklyn Bien Aimé Geffrard
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