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International | Anti-War

Echec et mat
by Patrice Faubert
Monday Jun 4th, 2012 9:07 AM
La poésie de la vie est toujours politique, car c'est la vie de la poésie...
Toutes les femmes, tous les hommes
Qui se ressemblent de trop
Sont le plus souvent, des rivales et des rivaux
Toutes les femmes, tous les hommes
Qui ne se ressemblent pas
Sont le plus souvent dans l'inimitié
Ce qui est différent de la rivalité
Ainsi donc, sur cette planète
Les rivalités sont aux manettes
Ainsi donc, sur cette sphère
L'adversité est notre repère
Tout le monde est patraque
Tout le monde se rate
Sur l'échiquier de la vie, pas de pat
Tous et toutes, échec et mat
Tout aurait pu être si simple
Tout le monde aurait pu se rencontrer
Tout le monde aurait pu se savourer
Tout le monde partout chez soi
Tout le monde avec un toit
Tout le monde avec moi
Mais, depuis l'école, et même avant
Dans nos têtes, l'on a mis des vilenies
L'on a fait de nous des savants
Aux relations sans aucune harmonie
Toutes nos paroles sont chipies
Tous nos faits médissent la vie
Tous nos actes sont partis
Nos existences jouent aux cartes
Dans les guerres, toutes sont tartes
En toutes choses, c'est la concurrence
Toujours se battre, partout, la violence
Ici, pas de paroles envieuses
De notre pauvre société mafieuse
Tout est à plaindre
Tout est à geindre
Tout est à feindre
Tout a été galvaudé
Tout a été truqué
Tout a été mélangé
Tout a été faisandé
Tout a été répété
Les mots ne sont plus à leur place
Et ainsi, les mots nous agacent
Le travail ne rend pas sympathique
Le travail c'est robotique
Le travail c'est comme un tic automatique
Le travail c'est mécanique
Le travail rend idiot
Le travail c'est pas beau
Toujours faire des travaux
Pour tout défaire aussitôt
Je ne risque ni ne crains vos jalousies
Car je ne suis qu'une sorte de clochard
Et j'invalide toutes vos calomnies
Je ne suis qu'un pauvre anar
Je suis le vilain petit canard
Plus rien ne sert à rien
C'est fini, c'est la fin





Patrice Faubert ( 1980) pouète, puète, peuète, paraphysicien, Pat dit l'invité sur "hiway.fr"


All women, all men
Who resemble each other of too
Are generally, rivals and rivals
All women, all men
Who do not resemble each other
Are generally in the enmity
What is different from the competition
Thus, on this planet
The competitions are with the levers
Thus, on this sphere
The adversity is our reference mark
Everyone is out of sorts
Everyone disastrous
On the chess-board of the life, not of stalemate
All and all, checkmate
All could have been so simple
Everyone could have met
Everyone could have been enjoyed
Everyone everywhere at home
Everyone with a roof
Everyone with me
But, from the school, and even front
In our heads, mean actions were put
Us scientists were made
With the relations without any harmony
All our words are bitches
All our facts slandered the life
All our acts left
Our existences play charts
In the wars, all are pies
In all things, it is competition
To always fight, everywhere, violence
Here, not of envious words
Of our poor gangster company
All is to be felt sorry for
All is to be groaned
All is to be pretended
All was hackneyed
All was faked
All was mixed
All was gamy
All was repeated
The words are not any more in their place
And thus, the words aggravate us
Work does not make nice
Work it is robot-like
Work it is like an automatic tic
Work it is mechanical
Work makes idiotic
Work it is not beautiful
To always do work
For all to demolish at once
I do not risk nor do not fear your jealousies
Because I am only a kind of tramp
And I invalidate all your calumnies
I am only one poor anarchist
I am the Ugly Duckling
Nothing any more is used for nothing
It is finished, it is the end





Patrice Faubert (1980) pouète, puète, peuète, paraphysician, Stalemate says the guest on “hiway.fr”